UN KITAS CONTRE UN TOEIC INDONÉSIEN, UNE DÉCISION POLÉMIQUE !

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Un décret du président Joko Widodo, qui doit entrer en vigueur ce mois-ci, simplifiera les procédures indonésiennes de délivrance des permis de travail aux étrangers. Ces procédures étaient souvent entravées par des retards, des refus arbitraires et des révocations, sans parler des pots-de-vin obligatoires aux fonctionnaires, simplement pour tamponner la paperasserie.

Une des conditions du décret fait débat : l’obligation pour tous les travailleurs expatriés de suivre une formation linguistique indonésienne.

Le milieu des affaires a été pris au dépourvu par cette nouvelle.

Expatriés ou locaux pensent que c’est contre-productif ! L’exigence linguistique « envoie un message négatif selon lequel les étrangers ne sont pas les bienvenus », a déclaré M. Neumann, directeur général de la Chambre de commerce américaine en Indonésie.

En 2015, le président Jokowi a publiquement annulé un projet de règlement imposant que tous les travailleurs expatriés maîtrisent la langue indonésienne, affirmant que c’était mauvais pour les affaires.

Mais son propre décret oblige maintenant les entreprises à payer des formations linguistiques à ses employés étrangers.

Le gouvernement n’a pas expliqué son raisonnement. Mais il s’agit peut-être d’une tentative du président, qui se présente à la réélection l’année prochaine, d’apaiser les rivaux politiques. Ces derniers l’accusent « d’ouvrir les vannes » aux travailleurs étrangers en rationalisant le processus d’obtention du kitas.

Si les entreprises ne se plient pas à cette obligation, elles pourraient faire face à des sanctions non spécifiées qui sont en cours d’élaboration par le ministère de la Main-d’œuvre et de la Transmigration.

Certains détails, comme le nombre d’heures de cours par semaine, sont également encore à définir.

L’ordonnance devrait entrer en vigueur le mardi 26 juin.

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