TSUNAMI : TOUTES LES ALARMES INDONÉSIENNES SONT HORS-SERVICE

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L’Agence indonésienne de mitigation des catastrophes (BNPB) vient de révéler que toutes les bouées qui servent d’alarmes pour les tsunamis étaient inopérantes en raison du vandalisme ou du manque d’entretien.

L’Indonésie est donc obligée de se fier aux alertes émises par d’autres pays qui possèdent des bouées dans l’Océan Indien ou tout simplement d’opérer une surveillance visuelle.

« Depuis 2012, nous n’avons plus de bouées pour surveiller d’éventuels tsunamis », a dit le porte-parole de BNPB Sutopo Nugroho.

Selon lui, les 22 alarmes sont hors-service car elles n’ont pas été entretenues comme il se doit et aussi parce que les pêcheurs les utilisent pour ancrer leur embarcation, ce qui les détériore.

Quand l’agence météo nationale (BMKG) a émis une alerte au tsunami vendredi dernier après un séisme de 6,9 au sud de Java, ce sont des volontaires envoyés en mer qui ont surveillé la surface des eaux.

« On doit se reposer sur cinq alarmes appartenant à des pays voisins, une Indienne dans le nord d’Aceh, une Thaïlandaise dans la mer Andaman, deux Australiennes pour le sud de l’Indonésie, et une au dessus de la Papua, qui appartient aux États-Unis », a-t-il détaillé.

Il a ajouté que même si l’agence s’est améliorée depuis le tsunami de 2004, qui a ravagé la région et tué des centaines de milliers de personnes, anticiper les catastrophes « ne fait pas partie de la culture indonésienne », ce qui fait que c’est difficile pour les autorités de réagir rapidement.

« Sans les alarmes, notre système d’alerte aux tsunamis fonctionne malgré tout, mais pas de façon optimale », a-t-il conclu.

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