QUEEN CURL : AVOIR DU CARACTERE, C’EST TRES IMPORTANT DANS CE METIER

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Elle ne ressemble pas à tout le monde… silhouette musclée, piercing dans le nez, cheveux bouclés qui lui vaudra d’ailleurs le surnom de Queen Curl, Brigitte Baruna est une femme qui assume son originalité. A l’heure où toutes les Indonésiennes aiment leurs cheveux raidis, elle revendique ses bouclettes, élément à part entière de sa personnalité. Vous avez pu la croiser sur les podiums du Sky Garden ou sur ceux du beach club Cocoon… cette jeune Balinaise de 22ans commence à se faire un nom dans le monde très prisé de la danse. Rencontre avec une petite bombe d’énergie positive !

La danse, c’est un travail, une passion ?
La danse c’est plus que ça, pour moi c’est presque une raison d’exister. Je dansais déjà à 6 ans sur les danses traditionnelles balinaises et indonésiennes ! Et puis, en grandissant, il n’y a pas meilleur endroit que Bali pour faire la fête, danser et s’enivrer dans de beaux endroits. A une époque, j’ai voulu arrêter les études allant à l’encontre de ce que souhaitait ma maman, mais j’ai été jusqu’au lycée, puis la danse m’a rattrapée…

Comment ça, la danse t’a rattrapée ?
J’avais cours le matin et le soir je sortais beaucoup avec mes amis en boite de nuit. Nous nous amusions et un soir au Sky Garden, l’une des danseuses, est venu me voir après sa prestation et m’a dit : « J’aime ta façon de bouger, si tu le souhaites, tu peux bosser avec moi. » Je me suis fait repérer comme ça. Je n’y croyais pas, le Sky Garden, c’est une institution à Bali, une chance inouïe !

Et tu danses sur quel type de musique ?
Un bon danseur est censé pouvoir danser sur tous les styles de musique mais j’ai un faible pour le RnB, le hip hop et surtout le reggaeton !

En tant que danseuse, tu n’as jamais eu de problème avec les hommes ?
Oh si, c’est le jeu, c’est la vie nocturne ! On peut difficilement éviter cela. D’autant plus qu’en ce moment, je danse du Burlesque dans un bar et les hommes ont du mal à comprendre que l’on danse pour animer une soirée et non pour une personne en particulier. Cela m’est déjà arrivé qu’un homme vienne me voir et me demande combien je prendrai pour une nuit avec lui. C’est dégradant et ce qui est le plus dur, c’est le fait de ne pas être considéré comme une vraie danseuse, il sous-estime mon travail. Au Som Chai, les hommes n’ont pas le droit de nous toucher, ni de prendre de photo avec flash. Un soir, un homme à la table derrière moi se lève et s’avance. Il veut une photo avec moi, nous faisons un selfie, jusqu’à ce qu’il pose sa main sur mon épaule avec insistance à trois reprises. La troisième fois, je lui ai retirée violemment en lui expliquant qu’il avait l’âge d’être mon père, il ne faut pas se laisser faire, avoir du caractère, c’est très important dans ce métier.

 Morgane Pareille

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