MON BALI PAR FREDERIC ELBAZ

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Comment et pourquoi avez-vous posé vos valises à Bali ?
Tout commence par des vacances pendant lesquelles je tombe sous le charme de l’île. Et bien plus tard je suis revenu pour comprendre comment faire ma vie ici. Le hasard se charge de tout puisque un jour dans la circulation balinaise, la moto derrière moi me bouscule. C’était tout simplement l’amour qui me faisait des appels de phares : ma douce Nova qui est aujourd’hui ma femme. Nous sommes devenus inséparables.

Que faites-vous à Bali ?
Après avoir mené plusieurs vies à Paris, dont l’une en costume cravate, avec le stress du métro et compagnie, je mène à présent un quotidien plus simple et calme auprès de mon épouse, propriétaire d’un resto-combi de burger home made : Kombiku. Nova est plus casanière que moi. J’ai besoin de sortir régulièrement pour vadrouiller. Peu importe où, juste m’immerger toujours plus dans cet environnement chaleureux de l’île des Dieux.

Quelle est votre grande passion et où la pratiquez-vous ?
(Rires) Alors je ne suis peut-être pas le bon client pour cette interview parce que finalement les adresses, ça ne compte pas vraiment pour moi. Sans hésiter, l’essentiel à mes yeux, ce sont les gens. Et ici je suis servi, c’est tellement facile d’engager la discussion : à un feu rouge, chez l’épicier, à la campagne… Je vous encourage tous à tenter les discussions impromptues avec des inconnus, c’est quelque chose qu’on ne peut plus trop faire en France et c’est tellement enrichissant. Et quand je veux papoter avec des expatriés, je vais à Sanur boire un petit café au Kopi Kiosk.

Les Français sont connus pour leur péché de gourmandise, vos bonnes adresses ?
Je ne fais pas exception, je suis fan de bonne nourriture. Et bien sûr, les plateaux de charcuterie et de fromage, accompagnés d’un bon verre de vin peuvent parfois me manquer. Par contre, ici cela reste des produits assez chers que je consomme peu. Donc je me suis mis à l’heure indonésienne et puis c’est aussi un moyen d’épouser la culture de ma femme. Je vais par exemple au marché de Nusa Dua très très tôt le matin, vers 4 / 5h, pour trouver de la très bonne viande de boeuf locale qui n’a pas été congelée et recongelée comme c’est souvent le cas ici. Je suis presque le seul bule à y aller, n’hésitez pas à vous y rendre, c’est ouvert à tout le monde…
enfin aux lève-tôt ! Sinon notre table locale ce sont deux petits warungs près de notre maison à Denpasar : Warung Makan H. Roni et Warung Surya, ce sont les roi du nasi campur. On y mange très bien et pour une bouchée de pain.

Votre repaire caché pour vous détendre ?
Il n ‘y a rien de mieux que la nature. Je suis un grand fan de liberté. Avec mon petit scooter, j’ai déjà fait 48 000 km sur l’île en deux ans et quelques. Parfois avec Nova et d’autres fois seul. Et mon repaire caché c’est Sidemen, encore authentique et relativement préservé du tourisme de masse. Quand on s’y rend, on loge dans un eco resort : le Great Mountain View. Un petit havre de paix très bien tenu.

Un coin pour nager ?
Au risque de vous surprendre, je ne me baigne pas à la plage, je réserve ça pour les balades plutôt. Alors mon bon plan piscine n’est pas un lieu très balinais puisqu’il s’agit du (grand) bassin du Hard Rock Hotel qui propose des abonnements avantageux. Une fois par semaine, je vais y faire mon kilomètre de natation.

Un lieu qui symbolise votre Bali ?
Le mont Agung, une force de la nature qui dégage une énergie indescriptible presque spirituelle. Mon guide était en tong…moi pas ! Et j’ai pourtant mis 11h à le monter et descendre. Je ne pensais pas que c’était si physique. J’ai mis deux jours à m’en remettre. Là haut, j’ai pu un peu mieux comprendre pourquoi les balinais y sont si attachés : c’est vrai qu’il y a quelque chose de fascinant qui s’en dégage.
Et puis il y a une vue sur tout Bali.

Alors Bali, c’est le paradis ?
Le paradis en fait ça dépend de comment on perçoit les choses. Le paradis on le décide en soi. Ce n’est pas le lieu qui est un paradis, c’est la façon dont on interagit avec, ce que l’on va y puiser. Moi en France, je ne trouve pas le paradis parce que l’Autre n’existe plus. Vous parlez à quelqu’un dans le métro et il pense que vous allez l’agresser, le draguer ou le voler. Alors, dans les rapports humains, à Bali, j’ai trouvé mon petit coin de paradis. Ici, les gens et les rapports sont normaux et finalement c’est ça le paradis.

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