CHAT ECHAUDE CRAINT L’EAU FROIDE

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« L’Indonésie, un archipel de 17 000 îles et îlots, situé en Asie du Sud-Est, se trouve sur la ceinture de feu du Pacifique, une zone de forte activité sismique. » C’est par cette phrase, toujours la même à la virgule près, que depuis des années se concluent la plupart des articles ou des brèves publiés sur les sites d’actu quand ils parlent d’Indonésie. Fort heureusement, la plupart du temps il n’est question que de secousses anecdotiques qui viennent pimenter les vacances des touristes ou de nuages de cendres qui perturbent quelque peu leur emploi du temps. Bali est une destination populaire qui fait l’objet d’une attention particulière et ce qu’il s’y passe crée l’info. D’autant plus lorsqu’un phénomène spectaculaire tel qu’un séisme ou une éruption vient agiter les réseaux sociaux des nombreux visiteurs et des célébrités de passage dans la région.

Les 1ères fois où l’on est confronté à un tremblement de terre, on a du mal à percevoir les signes d’un danger immédiat. Selon les caractéristiques du séisme, on aura plutôt tendance à assimiler ce que l’on ressent à des turbulences d’avion ou au roulis d’un bateau. Et dans la plupart des cas, tout sera déjà fini avant qu’on ait eu le temps de comprendre ce qui se passait. Alors pour réellement prendre conscience du danger, il faudra généralement avoir vécu une secousse qui aura duré de longues secondes, qui sera allé en s’amplifiant, qui aura fait bouger ou tomber des objets ou qui se sera accompagnée de ce grondement significatif, sourd et massif qui s’échappe du sol partout aux alentours. Après cela, après avoir entrevu la puissance que peut avoir le phénomène et que la sensation se soit inscrite dans les chairs, on a les sens bien en alerte. On ne s’habitue pas aux tremblements de terre, au contraire. On y devient de plus en plus sensible. Pour ma part, après avoir habité de nombreuses années au-dessus de la ligne 2 du métro parisien, j’étais plus qu’habitué à ce léger tremblement au passage des rames. Mais après avoir fait ici l’expérience de plusieurs séismes, ce furtif frémissement suffit dorénavant à me mettre sur le qui-vive, voire même à me réveiller lors de mes séjours en France. Et de la même façon à Bali, dans les semaines qui suivent une secousse notable, on est tous à se demander les uns les autres : et là ? t’as rien senti là ? Un truc infaillible pour savoir si effectivement ça bouge, observer la surface des liquides dans les bouteilles ou dans les galons d’eau. Cas échéant, la 1ère chose à faire n’est pas de se jeter sur son téléphone pour écrire Earthquaaake !! mais bien de sortir calmement en gardant un œil sur son environnement. Plus facile à dire qu’à faire mais rappelons que lors des derniers tremblements de terre à Bali, la plus grande partie des blessés l’ont été en sautant des étages ou en tombant dans les escaliers. Ainsi va la vie en Indonésie, un archipel de 17 000 îles et îlots, situé en Asie du Sud-Est, se trouvant sur la ceinture de feu du Pacifique, une zone de forte activité sismique.

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