Les deux premiers cas officiels de coronavirus recensés en Indonésie

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Déclaration Jokowi

Les deux premiers cas officiels de coronavirus en Indonésie ont été découverts, a déclaré le président Joko Widodo. Les patients infectés sont une mère de 64 ans et sa fille de 31 ans. Elles auraient été en contact avec un Japonais positif au coronavirus en Malaisie le 27 février.

Le président indonésien a annoncé que les deux femmes étaient actuellement prises en charge à l’hôpital des maladies infectieuses de Sulianti Saroso (RSPI Sulianti Suroso) à Jakarta, et que les services sanitaires continuent leurs recherches pour trouver qui a été en contact avec le Japonais.

Il a ajouté que le gouvernement était bien préparé pour traiter les cas de COVID-19 : “Nous avons préparé plus de 100 hôpitaux avec des chambres d’isolement”.

Avant cette annonce, l’Indonésie n’avait aucun cas confirmé de COVID-19, ce qui soulève des inquiétudes quant à la capacité de détection du pays.

Une députée arrêtée pour diffusion de fake news

La députée et membre du Parlement Fahira Idris a été entendue par la police régionale de Metro Jaya malgré son immunité parlementaire. Elle est accusée d’avoir diffusé des fausses informations à propos du coronavirus. Elle aurait notamment affirmé sur son compte Twitter (@FahiraIdris) que 136 personnes étaient infectées par le coronavirus en Indonésie.

Le directeur de Cyber Indonesia, Habib Muannas Alaidid, a rappelé que les canulars par rapport au coronavirus étaient des actes graves qui devaient être sévèrement punis.

Questionnement sur l’insuffisance de tests

Les doutes quant au faible nombre de cas de COVID-19 en Indonésie subsistent, l’efficacité des efforts de surveillance et de test des autorités sanitaires locales étant questionnée. Le pays n’autorise qu’un seul laboratoire, géré par l’Agence de recherche et de développement du ministère de la santé (Balitbangkes), à tester les échantillons de patients suspectés d’être porteurs du virus. Depuis le début de l’épidémie, 143 échantillons prélevés sur des personnes ayant présenté des symptômes ou ayant voyagé dans des pays infectés ont été testés en Indonésie. Tous se sont révélés négatifs.

La Malaisie a testé 1.092 cas au 24 février, tandis que la Corée du Sud a testé plus de 60.000 personnes au 27 février.

Des tests et des observations approfondis devraient être effectués sur les membres d’équipage des navires de croisière World Dream et Diamond Princess. Les passagers seront ensuite placés en quarantaine sur l’île de Sebaru, au nord de Jakarta.

Les 237 citoyens indonésiens qui ont été évacués de Wuhan et d’autres villes de Chine après une quarantaine de 14 jours à Natuna, dans les îles Riau, n’ont cependant pas été testés. Le gouvernement a affirmé qu’ils avaient déjà été déclarés exempts de virus lorsqu’ils ont quitté la Chine, de sorte qu’il n’était pas nécessaire de les tester à nouveau.

Les mesures prises par le gouvernement indonésien pour faire face à la crise économique qui touche le secteur touristique ne rassurent pas la communauté internationale, qui en attend plus de l’Indonésie pour lutter efficacement contre la propagation de l’épidémie. L’Arabie Saoudite a d’ailleurs récemment interdit aux pèlerins indonésiens de faire la umrah, alors même que l’Indonésie n’avait déclaré aucun cas confirmé d’infection.

Pour rappel, l’épidémie, qui a débuté en Chine, a tué 3 057 personnes dans le monde entier, tandis que 89 081 personnes ont été infectées. (bilan du 02/03/2020)

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