VIOLEE PAR SON FRERE, ELLE AVORTE EN SECRET ET EST CONDAMNEE!

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Des militants désapprouvent l’emprisonnement de six mois d’une jeune fille de 15 ans à Batanghari, Jambi. Tombée enceinte à la suite d’un viol commis par son propre frère, ils demandent au gouvernement de revoir l’affaire.

« L’avortement est un crime en Indonésie, mais il y a quelques exceptions », a déclaré Zubaidah, une militante de l’Embun Pagi Women School. Le cas de la jeune fille devrait être considéré comme une urgence médicale, donc une exception.

Le tribunal de district de Muara Bulian a condamné la victime à six mois d’emprisonnement pour avoir subi un avortement illégal du fœtus de 8 mois et a condamné son frère à deux ans d’emprisonnement pour avoir agressé sexuellement un mineur.

La mère de la jeune fille l’avait aidée à avorter par honte, après avoir découvert qu’elle avait été violée et fécondée par son propre frère.

La mère, qui prétendait ne pas être au courant de l’abus sexuel, est toujours en procès.

L’Institut pour la réforme de la justice pénale (ICJR) s’oppose eux aussi à la sentence, arguant que les lois indonésiennes sur l’avortement sont injustes pour les victimes d’abus sexuels.

La CIJR mentionne les articles 75 et 76 de la loi sur la santé, selon lesquels les victimes de viol peuvent subir un avortement s’il est pratiqué par un praticien agréé moins de 40 jours après ses dernières règles.

« Dans la pratique, beaucoup de femmes découvrent qu’elles ne sont enceintes qu’après 40 jours. D’ici là, il est trop tard pour qu’elles puissent subir un avortement légal », a déclaré Anggara, directrice exécutive de l’Institut pour la réforme de la justice pénale (ICJR), samedi.

« L’Etat devrait aider ces victimes à se remettre de leur traumatisme au lieu de les punir, surtout s’il s’agit d’enfants », a-t-elle ajouté.

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