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Une petite vie tranquille de paraplégique

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Pour Stéphane Athenol, ce motard originaire de la Drôme, habitué à participer aux compétitions de moto-cross et à découvrir l’Europe sur sa Suzuki dès qu’il a des
vacances, la vie bascule un jour d’août 2004. Alors que Stéphane est en route pour la Croatie avec des amis et à l’arrêt, à cause de travaux sur une autoroute italienne, sa moto est violemment percutée à l’arrière par une voiture dont le conducteur est en état d’ébriété. Il est projeté à plusieurs mètres et lors de sa retombée, c’est la paraplégie instantanée… S’ensuivront dix mois de douleurs, de soins intensifs et de rééducation. Et désormais, les déplacements se feront en fauteuil roulant.

Mais Stéphane, la trentaine intrépide, a décidé de ne pas se laisser abattre par « les vicissitudes de la vie » et de garder le moral. Dès que possible, il se bricole un side-car et modifie la machine à sa convenance. Il découvre, dit-il, que le mental est plus fort que le physique et il accepte sa nouvelle vie en restant optimiste. Pour lui même et pour son entourage. Le 10 août 2006, date anniversaire de l’accident, Stéphane repart pour la Croatie accompagné des mêmes amis. Ils feront plus de 4000 Km en 17 jours, traversant l’Europe de l’est. Ce sera le début d’une longue suite de voyages qui l’amèneront successivement au Maroc, au Chili, en Bolivie (sur l’Altiplano et au désert d’Atacama) et puis en Thaïlande, pays qui lui donne envie de visiter le Sud-est asiatique.

Aussi, lorsqu’un de ses voisins, Papy Michel, 74 ans, féru et habitué de Sumatra et Bali, lui propose de l’y suivre, c’est l’enthousiasme. Et en août 2007, c’est le début de l’aventure indonésienne, en compagnie également d’Eugénie. C’est l’arrivée à Medan puis le séjour à Bukit Lawang, la rencontre avec les villageois et les enfants de l’école, la promenade en brouette à travers la jungle grâce à l’aide d’une équipe de jeunes pour aller voir les orangs-outans, la session de rafting dans le torrent, les sensations fortes. Et puis, la découverte de Bali, mais aussi la plongée à Tulamben près de l’épave du Liberty, la baignade à Lovina en compagnie des dauphins, l’envol en parachute ascensionnel
et le jet-ski à Sanur.

Tout cela, grâce à l’accueil chaleureux d’Indonésiens toujours souriants et prêts à apporter leur aide. Et surtout, parce qu’ici, pas de contraintes limitatives imposées par des règlements divers (exigence de licences, certificat de bonne santé ou d’assurance, etc.). Stéphane « respire » et connaît une nouvelle fois des moments intenses de joie et de partage. Sa vie, certes, depuis l’accident est bien différente, mais elle est aussi devenue plus riche d’expériences de toutes sortes. Il continue de la prendre du bon coté, bien décidé à la célébrer chaque jour davantage.

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