SOUFFRIR PAR TOI N’EST PAS SOUFFRIR

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Madrid… Paris… Des noms qui caressent les âmes et sonnent délicieusement aux oreilles de tous les amoureux. Alors pour célébrer la St-Valentin, un Real Madrid – Paris St-Germain, c’est quand même autre chose qu’une carte de vœux en forme de cœur ou une boîte de chocolat. Déjà l’année dernière, le destin nous avait offert pour la St-Valentin une belle soirée de passion avec le même PSG face à un autre club espagnol tout aussi séduisant, Barcelone. De l’amour, ce soir-là, les Parisiens en avaient donné en veux-tu en voilà au cours d’un match plein de fougue remporté 4 à 0. Une équipe sur son 31 qui avait su conquérir le cœur de supporters dans le monde entier, et en particulier en Indonésie.

Dans un pays où pour s’éviter des peines de cœur et s’assurer de passer une bonne soirée, on a toujours tendance à privilégier la sécurité en se plaçant du côté du plus fort, tous avaient eu le coup de foudre pour ces petits Frenchies qui avait terrassé le géant. Mais parait-il que l’amour dure 3 semaines… Et effectivement, 3 semaines plus tard, lors du match retour, quand les Catalans inscrivaient le 6ème but les qualifiant pour les ¼ de finale, il était temps pour les nouveaux supporters indonésiens du PSG de tenir leur engagement envers le FC Barcelone : si tu reviens au score, j’annule tout.

En Indonésie, le supporter est passionné mais il peut changer de maillot à la mi-temps. Comme par exemple lors de cette légendaire finale Milan AC – Liverpool où lors d’un NoBar, un Nonton Bareng dans une salle bourrée à craquer, tous auront été de chauds bouillants tifosis la 1ère moitié du match avant de tous se transformer en irréductibles hooligans une fois que Liverpool eut remonté 3 buts de retard pour finalement gagner le match.

Ici comme ailleurs, seule la victoire est belle. Un état de fait qui peut donner lieu à des passions passagères et parfois des amours illégitimes. Mais il ne faut pas forcément y voir un cœur d’artichaut ni un certain manque de romantisme qui les empêcheraient de s’abandonner à un looser flamboyant.

C’est plutôt parce qu’ au bout du compte, pour le supporter indonésien, il n’y a qu’une seule équipe qui compte vraiment. Son cœur n’a qu’une couleur, et c’est rouge et blanc. Ça fait deux couleurs ? Peu importe… Quand il s’agit de l’équipe nationale, son amour du maillot est immuable. C’est pour le meilleur et pour le pire, on tire tous dans le même bateau. Et avec 5 finales de coupe d’Asie du Sud-Est jouées sans jamais en avoir gagné une, ils n’ont de leçon de romantisme à recevoir de personne.

De toutes façons, quand c’est la Tim Nas qui joue, perdre un match n’est pas tout à fait une défaite. C’est aussi une très honorable 2ème place. Une philosophie de vie du supporter qu’on pourrait résumer par : le bonheur n’est pas une destination mais un voyage et un petit chez soi vaut mieux qu’un grand chez les autres. Ça n’aidera personne à gagner un match mais cela pourra sûrement en inspirer certain pour écrire leur carte de St-Valentin.

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