Les sociétés de l’huile de palme annulent l’accord de déforestation

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Les plus importants producteurs et négociants d’huile de palme, incluant Wilmar and Cargill, viennent d’annuler l’accord privé « no deforestation » qu’ils avaient avec l’Indonésie, invoquant le fait que le gouvernement avait suffisamment renforcé ses standards de certification. L’Indonésie, le plus gros producteur et exportateur d’huile de palme au monde, a interdit en avril dernier l’utilisation de nouvelles terres pour accroitre la production.

Le pays, qui possède la 3ème plus grande forêt tropicale au monde, a été critiqué par les activistes de l’environnement et par d’autres pays du Sud-Est asiatique sur sa politique de gestion des forêts, notamment pour ne pas réussir à endiguer chaque année le nuage de fumée qui envahit la région à cause de la pratique interdite des cultures sur brûlis.

L’agence anti-monopole du gouvernement a affirmé en avril qu’elle enquêterait sur les cartels suspectés de telles pratiques, en accord avec les signataires de l’Indonesian Palm Oil pledge, un accord auquel se sont conformées plusieurs sociétés privées afin de diminuer la déforestation.

L’Indonésie percevait cet accord comme étant en compétition direct avec ses propres standards et trop difficile à appliquer pour les petites entreprises. Ces petites exploitations représentent 40% du total de la production. « Les signataires du pacte ont décidé que les récentes améliorations de la politique de l’Indonésie en la matière remplissaient les besoins de l’IPOP et aidait à accélérer et promouvoir la transformation vers une exploitation durable, par conséquent, il peut être annulé », ont expliqué les sociétés concernées dans un communiqué.

SOURCEBrecorder
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