OU LA SAINT-VALENTIN EST-ELLE INTERDITE EN INDONÉSIE ?

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6 endroits en Indonésie ont expressément déclaré l’interdiction de célébrer la Saint-Valentin en produisant un avis officiel qui empêche la population, en premier lieu les jeunes, de participer à cette fête.

La plupart de ces interdictions officielles contiennent des sanctions et la possibilité pour les polices municipales (Satpol PP) ou religieuses de verbaliser les contrevenants, ce qui ne manque pas de créer des polémiques auprès de certaines composantes de la société.

« Les affaires privées sont de plus en plus souvent présentes dans la sphère publique. Le pays est bien actif à s’occuper de ce genre de choses. Et en plus que ces histoires ne sont pas du ressort du gouvernement, c’est également contreproductif », a pour sa part commenté Retno Listyarti, membre de la Commission de la protection de l’enfance.

Cette interdiction de célébrer la Saint-Valentin en Indonésie, qui est pourtant ici révisée dans une version soft et floue de « Journée de l’affection » et non plus une « Journée des amants ou des amoureux » comme en Occident, a été produite par le département de l’éducation de Jawa-Ouest, par les villes de Depok, de Bondowoso et de Blitar.

Les autres interdictions ont été émises par Aceh Besar, Mataran et Bima, cette fois par les gouvernants locaux.

Contre toute attente, c’est à Aceh que cette interdiction a fait la polémique, avec le gouverneur d’Aceh, Irwandi, critiquant la décision du bupati d’Aceh Besar, Mawardi Ali, d’interdire la Saint-Valentin.

« A dire vrai, célébrer devrait être possible, à condition que cela reste discret, que ce ne soit pas l’occasion d’extravaganza », a commenté Irwandi lors d’une conférence de presse à Jakarta.

Auparavant, Mawardi Ali avait envoyé l’interdiction à chaque directeur d’école et à chaque restaurateur et hôtelier de sa région, en expliquant que cette « journée de l’affection » n’était pas conforme avec la culture d’Aceh et la charia.

Au niveau national, le vice-président du Conseil des oulémas indonésiens (MUI), Anwar Abbas, a lui indiqué que « les croyants savent pertinemment que (la Saint-Valentin) n’est pas conforme à la religion, échanger des baisers et s’embrasser avec une personne du sexe opposé est interdit, il n’est donc pas nécessaire d’en faire une fatwa. Seulement, les gens doivent s’en rappeler. »

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SOURCEBBC Indonesia
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1 COMMENTAIRE

  1. Je crois, que je vais finir par déménager dans un autre pays, comme un bon nombre de mes amis, si la liste des interdictions s’allongent. Cela devient dangereux pour la suite…
    Résidants, touristes étrangers et meme certains Indonésiens commencent à s’inquiéter pour leurs loisirs, manger et boire ce qu’ils veulent, etc…ou se trouve la liberté individuelle de chacun dans un tel contexte.

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