PEINES EXEMPLAIRES POUR DES TRAFIQUANTS DE LORIS

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Deux hommes qui avaient été arrêtés pour un trafic illégal de loris lents de Sumatra viennent d’être condamnés à des peines exemplaires. Ils ont en effet écopé de 3,5 années de prison et 7260 dollars d’amende chacun. S’ils ne peuvent payer cette amende, ils devront effectuer 6 mois supplémentaires.

Les défenseurs des animaux ont accueilli avec enthousiasme ce verdict historique contre des braconniers qui avaient été appréhendés il y a quelques mois.

L’opération de police avait établi, grâce à l’agence gouvernementale de protection de la forêt et de l’environnement, à la police et à International Animal Rescue (IAR), que ce réseau de trafiquants trouvait ses acheteurs par une page Facebook.

Les deux trafiquants avaient été arrêtés suite à l’enquête menée par les activistes en collaboration avec la police et 9 spécimens appartenant à l’espèce des loris lents de Sumatra, actuellement sur la liste des animaux en danger d’extinction, avaient été sauvés de ce commerce illégal.

Bien qu’un loris soit mort, les 8 autres survivants ont été examinés et soignés par l’équipe d’IAR avant d’être envoyés à Kalaweit, le Centre de conservation des gibbons du Français Chanee à Supayang, dans le but de récupérer de leur mésaventure.

Selon les activistes, les animaux étaient en état de stress important lors de leur saisie par la police.

Heureusement, il semble que leur capture était récente parce que leurs dents n’avaient pas encore coupées.

Leur réhabilitation n’en a été que plus rapide, ont indiqué les défenseurs des animaux.

Ils ont d’ailleurs été réintroduits dans la nature au Parc forestier Bung Hatta, à l’ouest de Sumatra, dès octobre dernier.

Ce verdict est une victoire pour les défenseurs de la nature dans un pays où, jusqu’à présent, les peines contre les trafiquants animaliers étaient souvent légères.

« C’est historique », a commenté Tantyo Bangun, président d’IAR Indonésie.

« Auparavant, ces criminels n’étaient condamnés qu’à des peines allant de 3 mois à 1 an, alors qu’ils avaient été pris en flagrant délit et en possession de douzaines de loris », a-t-il ajouté.

Toutes les espèces de loris sont supposées être protégées par les lois locales et par la Convention on International Trade in Endangered Species (CITES).

Reste que les statistiques démontrent qu’un sur trois est capturé illégalement chaque jour. Et qu’encore un sur trois va décéder avant même d’être vendu comme animal de compagnie.

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