MON BALI PAR PIERRE PORTE

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Qu’est-ce qui vous a amené à Bali ?
La première fois, c’était en 1992. Je bossais dans la grande distribution à l’époque à la Réunion et dès l’année suivante, j’ai passé une commande de 1200 hamacs. Tous les habitants de Gili Air ont été mis à contribution pour la réaliser et au bout de quelques mois, je suis devenu le champion du monde… du recyclage de hamacs parce que toute ma commande m’est restée sur les bras : on en a fait des robes, des parures pour les voitures… mais je me suis rattrapé rapidement avec des statues des dieux hindouistes, je suis moi-même devenu hindouiste en vivant à la Réunion, j’ai fait des fortunes en vendant des statues en bois de Ganesh, Hanoman, Durga, Kali…

Que faites-vous maintenant ?
Mon gagne-pain, c’est l’immobilier, je construis des maisons, entre autres avec des containers, et je développe des projets locatifs sur Ubud. Et ma passion, c’est la pêche sportive. Je suis même devenu consultant pour une émission de télé de Trans7, Mancing Mania, nous avons tourné ensemble partout en Indonésie et même en France. C’est une émission qui rassemble parfois 50 millions de spectateurs, ça témoigne de la passion des Indonésiens pour la pêche. Je suis titulaire de 5 records du monde en Indonésie et j’interviens même à la demande de la célèbre ministre de la pêche, ibu Susi, pour former les pêcheurs au « catch and release », c’est-à-dire à la pêche durable : attraper les poissons et les relâcher. Pas facile de faire comprendre aux pêcheurs qu’un poisson vivant rapporte plus à l’Indonésie qu’un poisson mort !

Avez-vous un magasin de pêche à nous recommander ?
Istana Pancing, dans Jl. Sulawesi à côté du marché Kumbasari à Denpasar. Tous nos clients pêcheurs étrangers en profitent pour remplir leurs valises ici avec les poppers, les leurres, les jigs, ça vaut 5 à 6 fois moins cher qu’en France.

Et un chantier naval pour construire un bateau ?
Katung Boat à Mumbul, sur la route de Nusa Dua. C’est le deuxième bateau que je construis chez eux, les Indonésiens ne sont pas seulement de grands navigateurs, leur savoir-faire en matière de construction nautique est sans pareil et à des prix incroyables. Mon dernier bateau qui fait 16m de long et est équipé de 3 moteurs de
250 chevaux 4 temps ne m’a couté que 70 000 euros, l’équivalent en France se monte à près de 350 000 euros.

Qu’est-ce qui fait de Bali un endroit si particulier pour la pêche sportive ?
Notre équipe de pêche, Extrem Fishing Indonesia, a été distinguée par un magazine de Hong Kong comme une des trois meilleures au monde pour le jigging. Et ça nous le devons sans doute à la position de Bali le long de la ligne de Wallace. Ici, la pêche est vraiment sportive, je dois avouer que j’ai fait 7 fois demi-tour devant les murs d’eau qu’on trouve dans le détroit, malgré la taille de mon bateau. Le courant dépasse parfois les 14 nœuds et vient taper sur un relief qui remonte et forme de vrais tubes en pleine mer qui font de 4 à 6 m, on les aperçoit jusqu’à dix milles au loin, c’est tout blanc et vraiment impressionnant.

Et quand vous ne pêchez pas ?
Je danse la salsa et la bachata. J’ai connu le monde de la nuit quand j’étais plus jeune et ça ne m’intéresse plus du tout. Mais la salsa, c’est la fête, on se connait tous, c’est vraiment chaleureux et les Indonésiens sont très bons pour cette danse. On se prend au jeu, on progresse même si ça demande beaucoup de patience et d’humilité. Avis aux amateurs, il y a un vrai marché à Bali pour les taxi-danseurs parce qu’il y a beaucoup plus de danseuses que de danseurs. Alors rendez-vous au Barrio, à Rebenga, au Made’s Warung si vous êtes à Seminyak ; au Samasta à Jimbaran ; au Casablanca et Batujimbar à Sanur ; ou encore à l’Indus ou au warung Gana à Ubud !

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