Mon Bali : Eric-Marc

PARTAGER SUR

Ancien salarié dans la distribution, ce Français est un motard, fin gourmet, fan d’art et de nature. Avec son épouse, ils partagent leur temps entre la France et Bali, dans un petit village du côté de Tabanan.

Pourquoi Bali ?

Dans mon ancienne vie, j’ai eu l’occasion de voyager énormément à travers le monde. De par mon travail, on nous offrait souvent des séjours de rêve comme primes. Parmi lesquels trois voyages sur l’île des dieux. Oui, j’ai déjà trouvé ailleurs dans le monde des endroits aussi beaux que Bali mais les Balinais ne sont qu’ici. Ce peuple, c’est la raison pour laquelle nous avons décidé avec mon épouse d’acheter une villa sur l’île. Nous aimons ces gens qui ont des valeurs positives, sourient souvent, sont polis et gentils : cette éducation et douceur font partie de la culture locale. En notre absence, nous louons donc notre demeure Villas Alami (balialamivillas.com) composée de différentes bâtisses avec une vue étonnante sur les rizières et la mer.

Comment l’avez-vous décorée et meublée ?

On a pris notre temps, presque deux ans pour récolter des objets venant de tout l’archipel. Et sur Bali, les rues Jl. Tangkuban Perahu et Jl. Kunti II à Kerobokan ainsi que le village de Tegalalang offrent bien sûr un large choix pour qui sait s’y perdre. Une adresse assez incroyable, c’est Komang Ary Indonesian arts gallery,  la boutique d’un jeune antiquaire d’Ubud chez qui vous pouvez dénicher des objets rares…mais la rareté à un coût. Ensuite, nous avons fait le choix d’importer des joglos avec des plafonds sculptés de Java, ce qui additionné à nos meubles et décorations issus de l’archipel nous plonge en permanence dans une atmosphère artistiquement très indonésienne.

Votre activité préférée et très Bali ?

Chaque année, j’y parcours environ 5000 km en scooter, c’est “le roi de Bali”. J’ai un très grand plaisir à rouler. Et puis je retrouve les manières des Balinais même sur la route. Ils ne conduisent pas, en fait, ils pilotent et avec beaucoup d’adresse. Et ce, dans un respect mutuel entre eux et envers les étrangers, sans code de la route réel, et pourtant ça se passe bien, il n’y a pas d’incivilité routière de la part des Balinais. J’aime beaucoup les routes de l’ouest de Bali, il y a une multitude de petits chemins à travers les rizières. On roule un peu à l’aventure et certaines mènent jusqu’à des plages immenses et désertes. Celles entre Tabanan et Jatiluwih valent le coup d’oeil aussi.

Et quand je suis d’humeur plus jungle, je fonce chez Bali Dirt Bikes (https://balidirtbikes.com/), une agence qui propose des motos d’enduro pour des parcours techniques (tous niveaux). Pour une demi-journée ou plus, vous explorez des sentiers étroits. Seul, c’est impossible, il faut être guidé car on peut se perdre ou se faire mal.

Dérogez-vous au cliché des Français qui adorent (bien) manger ?

C’est même notre activité principale donc la liste est longue ! D’abord, il y a la zone de Seminyak, Petitenget, Kerobokan. Trois adresses dont nous apprécions notamment le cadre et la décoration d’inspiration coloniale : Biku, pour une cuisine balinaise accessible aux palais occidentaux (Jl. Petitenget No.888 )  Café Bali, certes connu mais qui reste une valeur sûre  et Batik, avec un couscous incroyable et probablement le meilleur tartare de thon de Bali, le cadre y est raffiné.
(https://www.batik-bali.com/)

Et puis pour une cuisine saine et souvent originale comme un étonnant hamburger noir au charbon de bambou, il y a Sisterfields Cafe (Jl. Kayu Cendana No.7, Seminyak). Un peu plus loin, sur Batu Belig, le Watercress Cafe (www.watercressbali.com :
des petits-déjeuners et salades qui valent le détour et puis surtout les meilleures viandes de l’île. Un cadre branché avec une clientèle occidentale.

Enfin on n’oublie pas qu’au Warung Sobat, à Kerobokan, on peut commander
(la veille) des langoustes des sables délicieuses et à un prix imbattable. Grillées, avec une sauce à part. Simple et très efficace.

Puis à Ubud, le Spice pour une cuisine de bistrot gastronomique mais accessible, le Blackbeach pour de bonnes pâtes italiennes. Et adresse pépite, beaucoup moins connue, le Warung Pulau Kelapa (Jl. Raya Sanggingan, Lungsiakan). C’est un magnifique joglo avec son jardin bio à l’arrière, vous n’y verrez que peu ou pas d’Occidentaux. Sans oublier le Bebek Tepi Sawah (Jl. Raya Goa Gajah) pour leur incontournable crispy bebek, ça change du magret classique et puis ici les canards vadrouillent à travers champs.

Et que trouve-t-on dans votre verre, vous qui êtes gourmet ?

Nous ne sortons pas dans des bars, par contre nous achetons du vin chez
VIN + sur Jl. Kayu Jati à Seminyak (FB : @VinPlusBali). Et nos deux trouvailles sont
les suivantes : du Monkey Puzzle, un vin rouge chilien, que l’on savoure souvent. Mais aussi plus étonnant, le vin pétillant chilien SBX, en dégustation à l’aveugle je suis certain que bon nombre de testeurs penseraient à du champagne français.

Pas de Bali sans se chouchouter et se faire beau. Vos adresses ?

Pour les massages, sans hésiter, le Cozy Spa sur Jl. Batu Belig, c’est un établissement propre, il y a de nombreux masseurs.ses et surtout très bien formés, ce qui n’est pas toujours le cas dans les instituts aux tarifs raisonnables.

Pour le shopping, je n’en fais pas vraiment mais mon épouse a trouvé une magnifique robe du soir, longue, dans l’outlet Paul Ropp (https://www.paulropp.com/)  Kerobokan, à un prix cassé. Et il y a aussi Biasa (Jl.Raya Seminyak).

Où vous rendez-vous pour vos escapades week-end ?

A Ubud, et quand nous voulons nous faire plaisir, nous adorons le Arma Resort
(www.armabali.com). Ils ont refait toute une partie de l’établissement. Et puis c’est grand, avec un jardin incroyable, agrémenté de sculpture et d’art, l’établissement comporte également un musée. C’est légèrement excentré du centre d’Ubud, suffisamment en tout cas pour être au calme, et pourtant il s’y passe toujours quelque chose. La dernière fois, des enfants y faisaient une répétition de danse par exemple. Et puis, l’hôtel propose de superbes excursions matinales pour visiter de petits villages authentiques.

Et une excursion nature que vous conseillez ?

Un tour dans la forêt primaire de Tamblingan. Il n’ y a plus tant que ça de forêt de ce type dans le monde. Sur place il y a toujours des guides pour vous accompagner, pas besoin de réserver quoi que ce soit. Une marche d’1h30 puis on pagaie en pirogue pour traverser le lac.  Le guide local vous racontera l’histoire de ces arbres immenses. C’est une balade pour être à l’ombre et se sentir presque seul au monde.

En parlant d’art justement, votre musée favori sur l’île ?

Le musée Blanco (www.blancomuseum.com) à Ubud, c’est tout de même un endroit assez fou. Le bâtiment ainsi que les oeuvres qui y sont exposées sont très originaux, et puis le lieu dispose aussi d’un jardin plein d’oiseaux. C’est toujours une bonne idée de s’y rendre.

Alors Bali c’est le paradis ?

D’abord, si je me sens bien ici c’est grâce aux Balinais, c’est unique. J’éprouve beaucoup d’intérêt et de plaisir à échanger et interagir avec eux. On retrouve difficilement cette simplicité de rapport humain ailleurs. Les religions cohabitent, les gens sont respectueux. Tout se fait dans le calme. Et puis il faut le dire, la vie est pour nous plus facile ici. Et ce n’est pas un monde où les programmes et agenda régissent votre journée. Les horaires sont flexibles.  Il y a aussi une belle qualité de services.

Propos recueillis par Meryam El Yousfi

PARTAGER SUR

PAS DE COMMENTAIRES

LAISSER UNE RÉPONSE