Mes ennuis avec la POLISI

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Il y a une douzaine d’années, mon ex-mari a fait des bêtises (je me suis laissée dire que ce n’est pas étonnant car il était fils de militaire et que ceux-ci, dans le passé, se donnaient tous les droits). Bref, il a fini par disparaître dans la nature et moi, un beau jour, je me suis retrouvée avec une policière dans mon salon pour un litige qui opposait mon ex à une locale. A cette occasion j’ai donné des sueurs froides à mon nouveau chéri qui était présent, Indonésien également, car j’ai frappé du poing sur la table en déclarant avec force : « je n’ai rien à voir avec tout ça !! ». A la française. Ou à l’américaine – je ne sais quelle partie de moi s’exprimait. A ce jour, mon chéri ne s’est pas encore remis de mon ton, dont il est persuadé qu’il mènerait n’importe quel Indonésien droit au cachot ! La polisi, elle, a rapidement réalisé que je n’y étais effectivement pour rien mais comme elle ne voulait pas s’être déplacée pour des prunes elle a cherché, cherché – son regard de serpent parcourait la pièce – et… elle a fini par trouver !
Elle a donc réussi à me soutirer de l’argent car je n’avais pas signalé aux autorités ma présence lors de ma dernière arrivée sur le territoire !
A l’époque je ne connaissais pas cette loi ! Paf ! 5 000 000 rp d’amende…
qu’elle a spontanément baissée à 3 000 000 rp, qu’elle a glissés directement dans sa poche, tandis qu’elle me répétait – fort inutilement – qu’elle était mon amie. A notre entrevue suivante elle exhibait un gros diamant à son doigt ! Quel était son message ?! Voulait-elle que j’admire à quel point elle était corrompue ?! Tout le monde sait que les policiers indonésiens gagnent mal leur vie jusqu’à tant … qu’ ils aient trouvé une proie.
Après cela, elle m’a donné plusieurs rendez-vous à la dernière minute. Parfois j’étais supposée me déplacer à la police, parfois elle proposait de venir chez moi mais elle annulait à chaque fois. Un jour elle me rencarde ainsi, sans préavis, et je lui réponds que je ne peux pas. « Ah, vous êtes au travail ? » me demande-t-elle l’air de rien. « Mais vous savez bien que je n’ai pas de travail ! Je suis avec des amis » . Elle espérait, bien entendu, me coincer au cas où je bosserais sans kitas (permis). Et comme elle a fait chou blanc elle a fini par me lâcher les baskets mais, avant de partir, cerise sur le gâteau : elle a demandé à être mon amie sur Facebook !! Si c’est pas mignon, ça ? Ah non alors, moi il faut payer 3 000 000rp pour être aux premières loges dans ma vie !
Nancy Causse

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