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Maximilien Sporschill : citoyen du monde, Balinais d’adoption

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« Fais ce que tu veux tant que tu es heureux  » est la devise familiale de Max (Maximilien, c’est déjà trop long et trop compliqué pour les Européens alors pour les Indonésiens…) Cela tombe bien, sur l’île des dieux, il est « aux anges ». Pourtant, il y a quelques mois de cela, quand l’envie lui prend de fuir Paris… Ah, tiens ! encore un ! Le jeune diplômé en communication se voyait bien en Australie. Réfugié, le temps d’une saison, dans un Relais & Château en Charente-Maritime, il travaille comme hôte polyvalent. Tour à tour réceptionniste, voiturier, jardinier… Il est aussi et surtout chargé des relations clientèles et n’a pas le temps de préparer son évasion. Max ne se doute pas encore que Bali a déjà un plan pour lui. Un soir de septembre, une coupure d’électricité plonge dans le noir l’établissement. Il doit alors gérer une cliente excédée avec pour objectif de lui redonner le sourire. Mission accomplie ! Le courant passe entre le jeune homme et l’exigeante Malaisienne. Quelques jours plus tard, elle lui demande ce qu’il prévoit après la saison d’été, lui apprend que « l’Australie, c’est surfait  » et que sa sœur possède un hôtel en Indonésie.

Seulement deux mois après cette rencontre, Max, 25 ans, débarque à Bali, une île dont il ne connait rien mais qui lui convient bien. Retranché dans la région de Tabanan, il travaille au milieu des rizières, loin de l’agitation, mais au plus près de la population qui l’accueille comme l’un des siens. Il se souvient notamment d’une invitation à déjeuner dans une maison remplie de Balinais cuisinant et où il a bien fallu gouter à tout ce qu’ils préparaient, ou encore de l’aide apportée après l’un de ses accidents de scooter. « Je suis sidéré par la spontanéité des Balinais, leur faculté à communiquer, leur ouverture d’esprit face aux autres. En France, tout le monde est crispé par l’échec d’une rencontre. Sous prétexte qu’on ne se connait pas, on n’ose pas se parler.  » Au plus près de ces derniers, il est également le premier à défaire le cliché : « Les Balinais ne sont pas patients. Ils prennent leur temps, sont les champions de la procrastination, mais ne sont pas des gens patients !  » En quelques mois, il a appris à connaitre ceux qu’il aime photographier. Car Max est aussi photographe, une passion qu’il a bien l’intention de développer. « Ici, je suis enfin libre de voyager à ma manière. Je prends mon scooter, mon appareil photo et je pars littéralement à la découverte. Sans carte, ni rien. »

A travers son objectif, il veut montrer son île, ses paysages, son humeur, mettre en valeur la culture balinaise, et dire aux touristes qu’il n’y a pas que Kuta à Bali. Guest Relation Manager pour Ketapang Estate, un établissement de luxe, Max découvre aussi l’Indonésie à travers l’investissement nécessaire pour travailler avec les Indonésiens. « J’ai été recruté pour ma french touch, ma précision, mon souci du détail. » Des exigences européennes qu’il n’est pas toujours simples de faire comprendre au personnel. « Je dois les accompagner, m’adapter. C’est un travail quotidien, mais j’en suis ravi. » D’ailleurs, il apprend aussi des Indonésiens. Le trilingue qui parle le français, l’allemand et l’anglais espère parler un jour le bahasa indonesia car « ce sont les langues qui t’ouvrent des portes et aident énormément à t’adapter dans un pays. » Enfin, autre leçon apprise des Balinais : l’inutilité de regarder en arrière ou en avant et l’importance de se focaliser sur le moment présent. D’ailleurs, il n’est plus question de plans en Australie pour le moment.

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