L’Indonésie refuse d’être « un dépotoir » (Sayid Muhadhar)

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___________ UPDATE : 03/07/19

De nouveau le chef du bureau de douane de Batam, Susila Brata, a déclaré cette semaine que sur 65 conteneurs reçus, 49 étaient une fois de plus en infraction avec les règles d’importation. Des contrôles en laboratoire ont prouvé que 38 conteneurs contenaient des déchets dangereux et toxiques et 11 autres contenaient des ordures, tandis que 16 ont été approuvés pour livraison aux importateurs, a déclaré Susila.

« Nous avons reçu la lettre de recommandation du ministère de l’Environnement et des Forêts concernant les conteneurs. Notre prochaine étape consiste à envoyer des lettres d’avis aux importateurs pour qu’ils réexportent les conteneurs vers les pays d’où ils sont partis, car il a été prouvé qu’ils violaient les règles », a déclaré Susila.

Il a ajouté que les importateurs disposaient de 90 jours après l’arrivée des conteneurs à Batam pour les retourner.

______  L’affaire conteneurs  : rappel des faits

L’Indonésie, à l’instar d’autres pays du Sud-Est asiatique, a renvoyé cinq conteneurs de déchets aux États-Unis, refusant de devenir une «décharge», a déclaré samedi Sayid Muhadhar, un haut fonctionnaire du Ministère de l’Environnement.

D’après les documents douaniers, les conteneurs étaient censés  contenir exclusivement des déchets  en papier. Au lieu de cela, ils étaient remplis de bouteilles, de déchets plastiques et de couches, a déclaré  Muhadhar. Et d’ajouter : « ce n’est pas approprié et nous ne voulons pas être un dépotoir ».

Les cinq conteneurs, appartenant à une société canadienne, ont été expédiés de Seattle (États-Unis) à Surabaya, la deuxième plus grande ville d’Indonésie, fin mars, a-t-il précisé.  L’Indonésie examine actuellement plusieurs autres conteneurs dans le port de Jakarta et à Batam sur l’île de Sumatra.

Dans la zone, la Chine a longtemps accepté les déchets plastiques du monde entier mais a décidé l’an passé – dans un effort d’assainissement de son environnement- d’arrêter de les recevoir. 

Plusieurs pays d’Asie du Sud-Est, qui s’étaient placés sur le créneau laissé vacant par Pékin, sont en train de renoncer à cette activité. Manille a ainsi renvoyé fin mai vers le Canada des tonnes de déchets reçues il y a plusieurs années, déclenchant une querelle diplomatique entre les deux pays.La Malaisie, elle,  a promis le mois dernier de renvoyer des centaines de tonnes de déchets plastiques.

Environ 300 millions de tonnes de plastique sont produites chaque année. Selon le Fonds mondial pour la nature (WWF), une grande partie de ces déchets finit dans les décharges ou dans les mers. 

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