LES JOURNALISTES S’ORGANISENT FACE AUX VIOLENCES 

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Face à l’augmentation des violences contre les journalistes en Indonésie, neuf institutions liées à la presse (média, syndicats, ONG) ont créé le comité de sécurité des journalistes.

Selon Abdul Manan, l’un des fondateurs du comité : « le nombre de cas de violence contre les journalistes du pays a augmenté ces dernières années, passant de 60 cas en 2017 à 64 en 2018. Et notamment à cause de certains partisans politiques ». Dernier fait du genre : les persécutions contre les journalistes lors de la couverture des 212 prières de Munajat, au Monument national (Jakarta) le 21 février dernier.

La plupart des actes de violence enregistrés prennent la forme de sévices physiques tels que des coups et des expulsions forcées. Cependant, on assiste également à l’émergence d’une nouvelle forme de persécution : harcèlement en ligne.

En 2018, des journalistes des medias « detik.com » et « umaran.com » ont été victimes de cyberharcèlement, notamment pour ne pas avoir écrit le titre honorifique « habib » devant le nom de Rizieq Shihab, fondateur et dirigeant du FPI (Front des Défenseurs de l’Islam). Selon Gading Yonggar, avocat public du Lembaga Bantuan Hukum Pers (association d’aide juridique de la presse), le cyber harcèlement prend plusieurs formes dont l’exploitation d’informations privées et diffusés en ligne à des fins malveillantes. « Ces données circulent dans plusieurs groupes en véhiculant violence, honte et calomnie ».

Le nouveau comité permettra d’offrir une meilleure réponse à toutes ces violences. Chaque journaliste pourra rapporter son cas à l’un des neuf membres du comité. Le soutien pourra être d’ordre juridique mais aussi médical.

Les neuf institutions à l’origine de ce comité sont : l’Alliance des journalistes indépendants (AJI), l’Association indonésienne des journalistes de télévision (IJTI), la Fédération indonésienne des travailleurs des médias (FSPMI), l’Association des Cyber Media Indonésiens (AMSI), le Southeast Asia Freedom of Expression Network (SAFEnet), l’union des travailleurs des médias et des créatifs pour la démocratie (serikat Sindikasi), l’association d’aide juridique de la presse (LBH Pers), la Fondation indonésienne d’aide juridique (YLBHI) et Amnesty International Indonesia.

SOURCEjakarta post
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