LE NOUVEL AEROPORT ME TRANPORTE, MAIS PAS DE JOIE…

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J’ai appris, non sans une certaine surprise, que Ngurah Rai avait été élu en 2017 le meilleur aéroport du monde dans sa catégorie – en tout cas pour la qualité du service. Certes, ils ont du matos dernier cri pour nous screener et repérer nos bouteilles et nos fromages délicatement dissimulés dans nos bagages. Mais le service?! Oui, le personnel est souriant (encore que depuis la mise en place de mesures anti-corruption j’en surprends qui ont l’air maussade aux guichets). Et il est vrai que ce n’est pas en Indonésie qu’on vous fera sentir que vous avez posé une question idiote ou qu’on s’énervera de devoir vous répéter une chose plusieurs fois.

Et quid du service de transport ? Toujours pas la moindre navette et encore moins de ligne de bus ! Si lorsqu’on se fait déposer en voiture ça roule ; en revanche si l’on est à moto le parking est bien loin, il faut marcher jusqu’au terminal en plein soleil ou, éventuellement, sous la pluie. Et c’est mal indiqué. Certes, Roissy-Charles de Gaulle, où je guide souvent des étrangers égarés, n’est guère mieux mais lui n’a pas gagné de prix !

En outre si l’on arrive à Bali tard le soir il vaut mieux éviter l’« airport taxi » officiel si l’on ne veut pas raquer un maximum. Quant aux taxis indépendants on s’y réfère communément comme la mafia, c’est plus clair.

Bref, la notion de service public ne fait toujours pas partie des priorités indonésiennes. Ah, alors l’excellence du service c’est peut-être surtout la gestion de ces décollages et atterrissages incessants ? Il est vrai que, de ce point de vue là, notre aéroport assure pour une île aussi petite !

Par ailleurs, tandis que certains admirent la fière allure des nouveaux bâtiments, personnellement, j’ai la nostalgie du petit temple balinais devant lequel on passait dans l’ancien aéroport avec son alliage de pierres orangées et pierres de lave. Le clapotis joyeux de sa fontaine nous sortait de notre torpeur après un long voyage : « Enfin arrivés…Bali tu nous as manqué ! ». Désormais, à la descente de l’avion on traverse une grande salle sans âme avec une moquette dans les tons bistre dont on se dit qu’elle a l’air pratique, pas trop salissante et que c’est la même qu’à l’aéroport de Doha. Quant au passage obligé par le duty-free ça ne représente pas vraiment non plus le Bali que j’aime; bref, tout cela nous garantit une arrivée plutôt impersonnelle. Encore un petit signe que Bali est en train de perdre un peu de son âme ?

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