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L’hospitalité tout simplement

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Dominique Guiet, 51 ans, est à la tête de l’hôtel Gajah Mina. Situé à Balian, sur la côte ouest de Bali, ce petit établissement de caractère composé de 9 villas très confortables est à une heure et demi de route de Kuta. Gajah Mina est ancré dans un site de toute beauté avec sa presqu’île, ses criques et ses plages privées. « Je suis plutôt quelqu’un de la campagne et j’ai un grand respect pour la nature », précise ce Parisien d’origine qui a vécu toute son enfance en Nouvelle Calédonie, à Tahiti et aux îles Fidji. L’hôtel et le volet social et environnemental qui ont accompagné sa création ont aussi été le point de départ du fameux Natural Guide to Bali de l’environnementaliste Anne Gouyon, véritable succès de librairie depuis son lancement en 2005 (cf. La Gazette de Bali n°3 – août 2005). Toute l’installation sanitaire, absolument non polluante, a été faite dans les règles par un spécialiste qui travaille habituellement pour une grosse chaîne hôtelière, et 95% du personnel, recruté dans le village voisin, est formé sur place.

Derrière ce projet à échelle humaine, il n’y a ni discours marketing ni opportunisme entrepreneurial, juste un homme et son amour pour Bali. Il a acheté le terrain en 1994, alors qu’il dirige son commerce de meubles baptisé D’Enfer, pour fuir Seminyak qu’il a connu non urbanisé et retrouver cette nature qui lui fait désormais défaut. La côte ouest de Bali le fascine pour sa beauté sauvage et s’est ainsi qu’il s’établit à Balian pour y construire, au départ, un simple bungalow pour les week-ends. « J’ai toujours eu ce vieux rêve de faire un hôtel et pour être franc, je n’ai jamais été satisfait du service dans les hôtels d’ici », précise-t-il aujourd’hui. L’idée fait donc doucement son chemin, Dominique Guiet rachète deux lots supplémentaires, puis, en 97, 98 et 99, il y construit petit à petit les bâtiments qui constituent le site actuel.

Constatant qu’il est de moins en moins intéressé par ses affaires de meubles, dont il fut pourtant un des pionniers à Bali, il finit par changer son fusil d’épaule et se lance dans la matérialisation de son vieux rêve hôtelier, en ouvrant Gajah Mina et son restaurant Naga le 21 janvier 2001. Depuis, l’endroit a évolué, il vient d’ailleurs d’y ouvrir un espace de yoga et méditation et peut ainsi accueillir des groupes en séminaire. Petit à petit, l’homme a peaufiné un savoir-faire intuitif qu’il a perfectionné avec le temps. D’autres auraient baissé les bras, surtout après le choc répété des attentats islamistes, mais Dominique Guiet peut affirmer aujourd’hui que son établissement est parfaitement rodé et représente cette hôtellerie de caractère qu’il appelait de ses voeux.

Derrière la réussite de cette entreprise se tiennent les vertus humaines de ce marin émérite qui a découvert Bali en 1976 et qui compte bien y passer ses vieux jours. Il n’y a donc aucune recette de business à tirer de son expérience, le succès de Gajah Mina tient en quelques mots simples, le sens de l’hospitalité et la personnalité discrète de son propriétaire…

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