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Kafe Warisan : succes en << heritage >>

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Saïd ne devait rester qu’une semaine à Bali. Il travaillait à l’époque en Australie et était simplement venu accomplir des formalités administratives pour renouveler son visa de travail. Il n’en est plus jamais reparti comme des milliers d’autres étrangers qui ont eu un coup de cœur pour l’ïle des dieux. « J’avais 25 ans, je venais de trouver un endroit idéal » se rappelle-t-il. Il commence à travailler au restaurant du Bali Bird Park puis reprend quelque temps plus tard le café Santaï sur la jalan 66 dont il fait une affaire florissante. En juin 1996, le hasard des rencontres le fait tomber sur Doudou (Nicolas Tourneville pour les intimes). Doudou était jusqu’alors chef cuisinier à l’ambassade de France à Jakarta, il cherchait à monter son propre restaurant. « Il y a un souvenir gustatif qui a sans doute décidé de notre future association, mentionne Saïd, c’est quand Doudou m’a fait goûter son estouffade d’agneau, je n’aurais pas eu un plus grand coup de foudre pour le plus beau mannequin du monde ». (Doudou écrase sa cigarette, amusé) Quelques mois plus tard, les deux nouveaux associés investissent 24 000 dollars d’économie (au cours de l’époque, ça ne représentait que 60 millions de roupies) et rachètent à un compatriote une affaire « tombée plus bas que terre » à l’actuel emplacement du Kafé Warisan. « Nous avons lancé le restaurant en février, en pleine saison des pluie. Le premier soir, quelques-uns des 22 clients protégeaient leur assiette avec la capuche de leur ciré parce que le toit était une vraie passoire », se souvient Doudou . Avec leur désir initial de faire « simple et bon », le filet de bœuf ne coûtait que 20 000 roupies. Les deux restaurateurs ont rapidement remporté le succès que l’on sait. « La fréquentation croissante des restaurants va de pair avec la demande des clients en matière de qualité, constatent les deux hommes. Bien que le nombre de restaurants ait explosé sur Seminyak, notre restaurant n’a pas encore souffert de la concurrence ».

Depuis peu, ils se sont diversifiés en créant « Bali Catering Company ». Pour faire face à la croissance exponentielle des réceptions, banquets privés dans les villas et mariages, Saïd et Doudou viennent de passer un an et demi à mettre sur pied une énorme unité de traiteur, la seconde en importance derrière celle de l’Aerowisata, la société qui prépare les repas pour les avions à Bali. « C’est surtout le développement des villas qui a provoqué cette demande en matière de traiteur, précise Saïd. Sans compter qu’il y a 5 mariages par jour en moyenne à Bali et qu’ils se célèbrent de moins en moins dans les hôtels. Notre objectif est d’en réaliser un par jour ». Mais les deux hommes ne s’arrêtent pas en si bon chemin. Ils projettent d’ouvrir une annexe de leur restaurant à Ubud en attendant leur prochain grand chantier : le déménagement de leur restaurant en 2009. En effet, le bail arrive à expiration. Ils se sont déjà mis en quête d’un beau terrain avec vue sur la mer, avis aux promoteurs !

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