HUILE DE PALME : COLERE DE L’INDONESIE ENVERS LE PARLEMENT EUROPEEN

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La ministre de l’Environnement et des Forêts Siti Nurbaya Bakar a affirmé que l’Indonésie rejetait vivement les allégations du parlement européen selon lesquelles l’industrie de l’huile de palme indonésienne était liée à la corruption, l’exploitation des enfants et l’abolition des droits des communautés locales.

“Ces allégations sont méprisables et impertinentes”, a-t-elle dit dans un communiqué.

La ministre faisait référence au rapport du parlement européen baptisé “Report on Palm Oil and Deforestation of Rain Forests” rendu public le 4 avril dernier à Strasbourg.

La ministre a exprimé sa colère après que les parlementaires aient approuvé ce rapport.

Pour elle, il s’agit d’une “insulte inacceptable” envers le gouvernement indonésien. Elle a rappelé que le président Jokowi et le gouvernement avaient lancé une gestion durable de cette industrie.

La ministre a aussi rappelé que l’huile de palme étaient une industrie très importante pour le bien-être des fermiers qui représentent 41% du total des plantations du pays (11 millions d’hectares). Un secteur qui donne de l’emploi à 16 millions de personnes, a-t-elle ajouté.

Elle a ensuite nié les accusations selon lesquelles cette industrie serait préjudiciable aux droits des peuples indigènes.

“Le président a montré une attention particulière à la protection des droits des communautés traditionnelles sur les forêts”, a dit la ministre rappelant encore que ces communautés étaient bien protégées par le gouvernement.

“Ce rapport est incomplet et insultant car plein d’accusations erronées et il appelle au gel des investissements dans cette industrie en faveur du tournesol ou du colza”, a poursuivi Siti Nurbaya Bakar.

Elle a enfin demandé aux autres pays de laisser l’Indonésie résoudre ses propres problèmes, y compris les feux de forêt, la gestion des forêts et des tourbières, la protection de sa faune et sa flore, comme sa “contribution au monde”.

“L’Indonésie pourrait faire face à n’importe quel pays au monde si sa souveraineté est remise en question”, a conclu la ministre.

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