Scène électro: à Bali comme dans les meilleurs clubs du monde

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Jean-Marc, c’est quoi, un bon club ?

Il y a des règles de base pour un club et il faut les respecter. Par exemple, ton dancefloor ne doit pas être un hall de gare, c’est-à-dire une zone de transit entre l’entrée et les toilettes par exemple. Pour moi, les meilleurs clubs dans lesquels j’ai été, et Dieu sait que j’en ai fait, sont les anciens théâtres, les anciens cabarets avec une scène centrale et des balcons qui créent une compression et cette sensation d’être observé et donc une certaine théâtralité.

Comment expliques-tu que quand tu t’occupes d’un club, il marche ? C’est quoi ta recette magique ?

Il y a un truc que tu n’apprends pas en école de commerce, c’est qu’il n’y a aucun business qui marche, si toi qui es derrière, tu ne le vis pas pleinement. Il faut que les gens sentent que tu es sincère dans ce que tu fais. Et il faut leur donner de l’émotion. A travers les réseaux sociaux, le marketing 2.0 permet ça. Tu peux par exemple créer un personnage qui répond aux valeurs de ton club, mais pas seulement. A travers ce même personnage, dans lequel je me fonds, quand je vends un artiste, je ne vends pas seulement leur musique, je les mets en lumière, je vends leur histoire.

Qu’est-ce qui explique que Seminyak a échappé à une legianisation ?

Que ce soit de mon côté, ou du côté des mecs comme ceux du Mint ou du W, il y a eu une vraie volonté de mettre des vrais trucs sur la table et non pas de la soupe diffusée sur MTV. C’est beau de se dire que ça tient à la volonté de deux-trois-quatre personnes. Personnellement, je me considère comme un activiste de la musique électronique. Elle représente une rébellion contre l’ordre établi, une forme de liberté, une forme de contre-culture. Je me bats pour quelque chose de beau, une vraie pop culture, mise au service de tout le monde.

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