EcoBali, Refill My Bottle, Bau Nyale, Sarcophage, Bali First

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FIN DU PLASTIQUE A USAGE UNIQUE : ENTRE PRISE DE CONSCIENCE ET RETICENCES
Comme nous l’avions évoqué dans notre édition précédente, Bali a de nouveau banni le plastique à usage unique d’une grande partie de ses commerces. Nous étions le mois dernier encore circonspects face à une décision que nous avions pris l’habitude de voir naître et mourir par le passé. Un mois après le lancement de l’interdiction, un premier constat fait état d’une situation enthousiasmante. Il apparaît assez nettement que des efforts ont été faits. La diminution du nombre de sacs plastiques dans les supermarchés voire leur disparition est tangible : au Carrefour situé sur Sunset Road par exemple, le plastique a été remplacé par des sacs en toile de jute ; à Tiara Gatsu, on ne trouve plus non plus de sacs plastiques en caisse mais des cartons. Nous avons noté aussi de nombreuses alternatives semblables qui émergent un peu partout. L’association ecoBali propose ainsi un pack de pesée éco-responsable comprenant 3 sachets et un cabas en mesh pour 85.000 roupies. Et la prise de conscience ne concerne pas que la grande distribution ; certains vendeurs, sur les petits marchés traditionnels, ont également changé leurs habitudes et se sont mis à proposer leurs fruits dans des paniers en feuilles de bananier. Bonnet d’âne en revanche pour Bintang et Papaya qui continuent à distribuer des sacs plastiques en caisse sans même demander aux clients s’ils en ont besoin.

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UNE APPLICATION POUR REDUIRE LA CONSOMMATION DE PLASTIQUE
En janvier, le projet RefillMyBottle s’est transformé en application mobile. Jusqu’à lors, c’était sur Internet que le réseau permettait à ses utilisateurs de faire remplir leurs bouteilles à bas coût un peu partout à Bali. Face au succès de ce dernier et à l’innovation environnementale que ça représentait, l’organisation à but non-lucratif a décidé de lancer sa propre application. RefillMyBottle est né il y a un peu plus de deux ans et son activité, activement tournée vers la lutte contre le plastique, était concentrée à Bali. Aujourd’hui, le réseau des fameuses stations de remplissage de bouteille s’est étendu à une grosse partie de l’Asie du Sud-Est et ne compte pas moins de 900 stations dans 9 pays différents. Avant cette initiative, les bouteilles en plastiques représentaient sur l’île des dieux, 6 millions de déchets non recyclés par mois, un constat effrayant. Si les chiffres du succès de l’application ne se feront pas connaître avant quelques mois, pour Christine Go, manager du projet, ce sera forcément un succès puisqu’en se positionnant sur google app et l’apple app store, le réseau devrait drastiquement augmenter sa visibilité. Si RefillMyBottle est en expansion, c’est avant tout aux volontaires et donateurs qu’il le doit. L’organisation vit de campagnes de crowdfunding et l’application ne repose que sur les commerçants et particuliers (dont vous pouvez faire partie) qui ont décidé eux aussi d’agir, en remplissant des bouteilles.
Application gratuite, disponible dès à présent sur Android et dans les semaines à venir sur IOS. Plus d’informations sur https://refillmybottle.com/. Pour participer à la campagne de fundraising : https://refillmybottle.causevox.com/

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LE FESTIVAL BAU NYALE DE LOMBOK, UNE PECHE LEGENDAIRE
Le mercredi 20 février se tiendra sur la plage de Kuta à Lombok
le traditionnel festival Bau Nyale. Littéralement, « attrape vers ». L’objectif est simple. Il s’agit de se mettre à l’eau et d’attraper le plus de vers possible. Une tradition ancestrale pour les habitants de Lombok. La légende qui l’entoure raconte que c’est en l’honneur de la princesse Mandalika, qui se serait noyée dans la mer pour sauver l’île, que le festival prend ses racines. Les vers représenteraient ainsi la réincarnation de la princesse. Et leur apparition au large de l’île, une seule fois par an, est perçue comme la visite annuelle de Mandalika à son peuple. Comme toute coutume, celle-ci a évolué avec son temps et s’est légèrement transformée. On raconte aujourd’hui plus souvent qu’attraper des vers le jour de Bau Nyale est synonyme de prospérité. Comme le souligne Lalu Mohammad Faozal, directeur de l’Office du tourisme de l’île, «Il s’agit bien plus que d’une fête culturelle ordinaire. C’est une fête totale». Une tradition complète donc, qui se poursuit au-delà de la pêche dans les villages de la côte autour de nombreuses représentations coutumières et danses traditionnelles. L’occasion peut-être, pour ceux qui auraient échoué dans l’eau, de tout de même prendre un verre.
Plage de Kuta, Lombok

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DECOUVERTE D’UN SARCOPHAGE VIEUX DE 2500 ANS
A la fin du mois de décembre, quand Aom Madlombri percute avec sa pelleteuse un rocher, il est loin de se douter que son coup de pelle vient de tomber sur un objet vieux de plus de 2000 ans. Ledit rocher, ouvert, attire tout de même son attention. Ce dernier paraît avoir été creusé.Rapidement, il comprend que ce n’est pas une pierre ordinaire et contacte les autorités du village de Blahbatuh (province de Gianyar). Quelques jours après, ce sont des officiers du Centre de Conservation de l’Héritage Culturel Balinais (BPCB) qui se rendent sur place et identifient le rocher comme un probable tombeau. La découverte d’os à proximité de la pierre confirme la supposition et le rocher devient sarcophage. Son âge est même estimé autour de 2500 ans. Si la découverte de sarcophages dans la région n’est pas fréquente, ce n’est toutefois pas la première pierre funéraire à être retrouvée à Bali. En revanche, la présence de pierres précieuses incrustées sur le rocher témoigne de sa singularité et entraîne de nouvelles possibilités d’études et de fouilles archéologiques. La découverte pourrait ainsi rouvrir une page de l’Histoire de Bali encore mystérieuse, celle de l’époque mégalithique.

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BALI FIRST
Depuis le lundi 7 janvier, la résolution No 99 de 2018 prévoit que tous les hôtels, supermarchés et restaurants balinais doivent prioriser et promouvoir les produits locaux. Dans le cadre d’une double politique à la fois écologique et protectionniste, les autorités balinaises entendent redonner des couleurs à l’économie et l’environnement balinais. Dégradé par le tourisme, Bali pourrait alors profiter de cette résolution pour voir son empreinte écologique chuter considérablement en diminuant ses importations et voir sa production intérieure quant à elle, augmenter drastiquement. (les objectifs plancher étant fixés à 60 % de produits issus de filières balinaises). Si l’honorabilité de la résolution est certaine, sa faisabilité demeure plus compliquée. Avec un tourisme de masse qui compte plus de 15 millions de touristes par an, la petite île de 6000 km² produit-elle suffisamment pour atteindre 60 % de la consommation des habitants et des touristes? On peut sérieusement en douter.

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