COVID-19 : le faible nombre de cas à Bali soulève des interrogations

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Selon les autorités balinaises, à ce jour seulement 4 cas confirmés de coronavirus à Bali ont été dénombrés, et pas un seul d’entre eux ne serait une transmission locale.

Parmi les 4 cas recensés, il y a eu la britannique de 53 ans, décédée à l’hôpital Sanglah de Bali le 9 mars. Un touriste français est également décédé ce dimanche 15 mars, et l’autopsie a révélé qu’il était atteint du COVID-19. Les deux autres cas sont deux Balinais qui rentraient d’Italie et de Jakarta.

Le faible nombre de cas sur l’île des dieux, qui reçoit plus de 5 millions de touristes étrangers chaque année, y compris en provenance de Wuhan en Chine, l’épicentre de l’épidémie, a soulevé des doutes, étant donné qu’elle a potentiellement été fortement exposée à la maladie.

Selon Gusti Ngurah Mahardika, virologiste à l’Université Udayana de Bali, le nombre de cas à Bali est “scientifiquement étrange”. Il remet en cause la transparence du gouvernement et sa capacité à détecter le COVID-19.

“Si nous examinons le schéma de la maladie, il est impossible [pour Bali] de ne pas signaler de transmissions locales à ce stade, car il est impossible que les patients infectés n’aient pas eu de contact direct avec d’autres personnes pendant leur séjour à Bali”, a-t-il déclaré ce vendredi 20 mars.

Avant que le gouvernement n’annonce les deux premiers cas COVID-19 du pays le 2 mars, Bali était la première région d’Indonésie à avoir été liée à un certain nombre de cas étrangers confirmés.

Ralentissement des activités à Bali

A la suite de la circulaire publiée par le gouverneur de Bali ce lundi 16 mars, un certain nombre de lieux publics ont fermé leurs portes depuis vendredi 20 mars. Tous les beach clubs de la zone Canggu/Seminyak/Kuta sont fermés depuis ce lundi 23 mars.

La boîte de nuit “Omnia”, située à Uluwatu, a également annoncé sur sa page Facebook la fermeture de ses locaux jusqu’à nouvel ordre, tout comme “La favela” et le “Shishi” situés à Seminyak, ou encore le “Oldman’s” à Canggu.

Un bon nombre de restaurants a fermé ou ne permet plus que de commander à emporter.

Certaines plages situées dans le sud de Bali ont été fermées ce dimanche 22 mars par la police, pour “raisons sanitaires”. La plage de Pandawa a quant à elle été fermée jusqu’au 31 mars par le banjar local.

Ces mesures répondent aux recommandations de Jakarta de fermer tous les lieux de “divertissement”.

L’État d’urgence décrété dans la capitale

Le gouverneur de Jakarta, Anies Baswedan, a déclaré l’état d’urgence pour les deux prochaines semaines dans la capitale afin de contenir la pandémie COVID-19.

Il a exhorté toutes les entreprises, les organisations sociales et les groupes religieux à prendre des mesures drastiques pour empêcher la propagation de la maladie pendant l’état d’urgence.

“Nous avons fermé tous les sites touristiques la semaine dernière. À partir de lundi, nous allons fermer tous les lieux de divertissement. […] Nous demandons également à toutes les entreprises de fermer leurs bureaux et leurs installations opérationnelles et de faire en sorte que leurs employés puissent travailler chez eux”, a déclaré le gouverneur.

Le gouverneur a ajouté que la ville limiterait également les transports publics. Il a également déclaré que l’administration était en train de formuler un programme d’assistance financière pour les quelque 1,1 million de Jakartanais dont la subsistance dépend du salaire quotidien.

M.Baswedan a assuré aux habitants que la ville disposerait de réserves alimentaires suffisantes pendant l’état d’urgence. “Nous avons imposé des limites d’achat dans la capitale afin que les prix des denrées alimentaires de base ne montent pas en flèche”, a-t-il ajouté.

L’Indonésie compte à ce jour 514 cas de coronavirus, tandis que 34 personnes en sont décédées, dont 2 à Bali.

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