BVW: rizières et villas de luxe

PARTAGER SUR

Bali Villa Worldwide arbore de discrets bureaux dans une perpendiculaire de Jalan Oberoï à Seminyak. Pourtant, cette société spécialiste de la villa de luxe, créée en 2002, fait déjà vivre plus de 160 personnes. Son créateur, Yves Champommier, arbore un CV en béton. Il faut dire qu’après l’école supérieure de commerce de Lyon, il a travaillé 20 ans chez Bouygues, dont plusieurs années dans le montage financier immobilier en Asie. Après la crise financière de 97, il s’émancipe du géant de l’immobilier et monte sa propre société à Hong-Kong avec des partenaires chinois, sa société balinaise n’est d’ailleurs qu’une filiale de cette société hong-kongaise. « J’ai découvert Bali en 1988 et souvent, quand j’étais fatigué de vivre entre les avions et les hôtels, je rêvais de venir ouvrir un hôtel avec mes copains à Bali et de profiter de la douceur de vivre sur cette île ».

Yves apprécie la qualité de service à Bali, « unique au monde » selon lui, « l’accueil, le sourire qui font partie de la culture balinaise ». Il n’a pas échappé à cet homme avisé au fil de ses séjours que le marché de la villa de luxe présentait de belles opportunités. « En raison du risque-pays en Indonésie, précise-t-il, les grands investisseurs internationaux sont absents, c’est pourquoi les terrains coûtent deux fois moins chers qu’en Thaïlande d’où le retour sur investissement excellent entre 10% et 15% par an avec un taux d’occupation des villas de 45%. Le jour où le pays inspirera plus confiance, les prix vont flamber… ». Ajoutez à cela le fait qu’on trouve sur place des architectes de qualité et que le coût de construction est parmi les moins chers au monde, vous comprendrez pourquoi Yves Champommier fait de bonnes affaires à Bali. D’autant que le système cadastral inspiré du code Napoléon est donc très sûr et très compréhensible (avec un vrai plan d’occupation des sols incluant des terres agricoles inconstructibles qu’il recommande grandement à ses clients de respecter).

Outre le fait de se battre sur internet pour louer les 150 villas de luxe présentes sur le marché à Bali (entre 150 et 2000 $ la nuit), sa passion va bien sûr au montage, à la construction et à la gestion de projets avec des investisseurs voulant développer une ou plusieurs villas à Bali . « De Seminyak à Pererenan en passant par Canggu et Batubelig, il y a deux variables qui conditionnent le prix des terrains : la distance jusqu’au Ku De Ta ( ?!) et l’éloignement de la plage ! », remarque-t-il avec un sourire et d’ajouter : « les promoteurs qui défigurent Seminyak avec des villas-HLM de luxe, 150m² de béton sur 200m² de terrain, me hérissent. De toutes façons, les gens qui investissent là-dedans font une erreur, ça ne marche pas. Je ne conseille à aucun de mes clients qui veut construire une villa de 3-4 chambres d’acheter un terrain de moins de 1500m², c’est le minimum vital qui respecte la beauté de Bali ».

PARTAGER SUR

PAS DE COMMENTAIRES

LAISSER UNE RÉPONSE