BALI : ÉTAT D’URGENCE DE LA POLLUTION PLASTIQUE

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Comme tous les ans pendant la saison des pluies, les plages de Bali sont couvertes d’ordures, essentiellement des déchets en plastique, que les rivières soudainement grossies par les eaux de pluies déversent dans la mer.

Cette année, alors que la proportion de détritus s’est encore accrue par rapport à d’habitude, ces plages balinaises recouvertes d’ordures ont retenu plus particulièrement l’attention des médias internationaux, pointant du doigt le fait qu’il n’y a pas que l’Agung qui menace la fréquentation touristique.

Souvent titrés « Bali en état d’urgence du plastique », ces nombreux articles font état de ce qui est familier à tous les résidents de l’île : des kilomètres de plage, de Jimbaran à Canggu par exemple, qu’il faut nettoyer tous les jours afin de les rendre à peu près présentables aux vacanciers.

Les employés municipaux qui nettoient le sable quotidiennement dans ce secteur peuvent cumuler jusqu’à 100 tonnes d’ordures en 24h au pic de la pollution, comme l’a indiqué l’AFP, démontrant que la quantité de détritus échoués s’est considérablement accrue ces dernières années, devenant ainsi un problème majeur pour les touristes.

« C’est ignoble, les gens n’en ont rien à faire, c’est partout, c’est partout, » commente Gulang, qui travaille dans l’hôtellerie et refuse de donner son nom complet par désir de rester anonyme.

« Le gouvernement tente bien de faire quelque chose mais c’est juste du cosmétique », a-t-il ajouté.

Selon lui, si la pollution de Bali est due essentiellement au tonnes d’ordures transportées par les rivières et les courants marins pendant la saison des pluies, le gros du problème repose surtout sur l’indifférence des insulaires envers ce dossier.

La collecte et le traitement des ordures ménagères est inadéquate, a-t-il ajouté. Et Gilang affirme qu’il dépose ses propres ordures dans l’hôtel où ils travaillent parce qu’il y a un système de collecte, tri et retraitement qui n’existe pas au niveau municipal.

Le gouvernement régional n’a pas pris les mesures nécessaires pour faire face au problème ces dernières années.

Après des années de totale inaction des leaders de l’île sur ce dossier, il a été annoncé dans la presse plusieurs fois ces derniers temps qu’un nouveau contrat de management de l’immense décharge de Suwung, à Sanur, aurait été accordé à une entreprise étrangère, avec l’objectif de faire disparaitre le tas d’ordures avant le meeting du FMI en octobre 2018.

Il faut savoir cependant que l’Indonésie est le deuxième plus gros pollueur par le plastique au monde après la Chine.

8 millions de tonnes de plastique ont été relâchées dans les océans en 2010, selon une étude réalisée par l’université de Georgie.

La part rejetée par l’Indonésie est d’1,29 millions de tonne, soit plus de 15% de la pollution mondiale.

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