Hog Wild : un cochon sauvage qui déplace les foules

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Bruno Fortin est cuistot de formation. Il s’est installé à Bali en 2003 en famille avec une forte envie d’échapper au stress des USA où il possède un resto de cuisine française à Washington, le Bistrot Lepic. Pendant 7 ans, il ne fait rien de précis à Bali, devient président bénévole du comité de gestion de l’école française et gère avec succès son resto à distance. De temps en temps, il monte à Ubud pour boire des Martini avec sa femme Eva et manger les célèbres travers de porc du Naughty Nuri’s, une vraie institution créée par un New-Yorkais et perdue du côté de Sanggingan. Il sympathise avec le propriétaire des lieux, Brian, figure tutélaire d’Ubud et cherche à le convaincre avec sa femme d’ouvrir une filiale dans le sud pour éviter d’avoir à faire tout le trajet. Brian refuse jusqu’au jour où il va visiter le Bistrot Lepic à Washington et réalise que Bruno est un authentique professionnel de la restauration. Ils passent un accord et le resto voit le jour en septembre 2010.

Le succès dépasse toutes les attentes sur cette Jalan Batu Belig qui est encore « un trou noir  » aux dires du cuistot français, « il n’y avait que Sobat à l’époque » et « le passage vers le Canggu Club n’était pas encore complètement asphalté ». Au bout de trois mois, on agrandit déjà la salle et le parking. « On doit beaucoup notre succès aux 60% d’Indonésiens qui fréquentent le restaurant et nous font une formidable publicité gratuite grâce aux réseaux sociaux », se félicite le restaurateur français. Le succès prend de l’ampleur, les files d’attente s’allongent, le restaurant compte bientôt 80 personnes pour le faire tourner.

Au cocktail initial qui a forgé la réussite du premier établissement d’Ubud, Bruno a adjoint quelques plats pour coller un peu mieux aux goûts un peu différents de la clientèle du sud de l’île : « à présent, on a même des beef ribs et du shish kebab sur la carte, quelques plats mexicains et indonésiens, un très bon rendang le vendredi et du babi guling sur commande. On a aussi considérablement amélioré l’offre en matière de Martini, les amateurs ne manquent pas dans le coin. Pour diminuer l’attente en haute saison, on munit les gens de pager, ils peuvent se promener en attendant, commander des verres directement de l’extérieur et quand vient leur tour, ça vibre dans leur poche ! »

Pour des questions de divergence de vue sur le développement de leur enseigne, Bruno et la veuve de Brian, décédé entre temps, ont mis fin à leur contrat d’un commun accord. Le restaurant a été rebaptisé illico presto d’une expression d’argot américain, hog wild, qui signifie « excité, enthousiaste à l’idée de » et n’a rien perdu de son style inimitable et de son ambiance propice à la fête et aux rencontres.

Si vous lui demandez lequel de ses restaurants lui donne le plus de satisfaction, il sera bien en peine de vous répondre : « Aux Etats-Unis, je fais de la cuisine française, c’est plutôt excitant culinairement ; ici, je fais de la cuisine américaine, aucune prétention, mais c’est plus fun, plus décontracté, on fait plein de rencontres, finalement, les deux se complètent  ! »

Hog Wild in Bali, Jl. Batu Belig n°41, Kerobokan, Bali
Tél. (0361) 847 67 22 / 082 836 16 724
Soirée Wild Women Wednesday, de 17 à 19h, une boisson achetée, une gratuite (sur une sélection).

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