Guérir près de la rivière Ayung

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Ubud offrait déjà toute une panoplie d’activités pour nourrir l’esprit, stages en tous genres d’inspiration New Age, detox de la cervelle et des capitons graisseux. C’est sans aucun doute cette recherche de l’harmonie qui a attiré à Ubud Elizabeth Gilbert, auteure de « Eat, Pray,
Love » et dont le film tiré de son best-seller est projeté ce mois-ci à la Balinale. C’est aussi ce qui avait collé comme une mouche sur les phares d’une vieille Volkswagen Safari l’auteur de L’homme qui voulait devenir heureux, le bien nommé Laurent Gounelle. Pour franchir encore une étape supplémentaire vers le moksa, Chicco Tatriele et sa jolie épouse américano-coréenne viennent de lancer du côté de Mambal un centre entièrement dédié à la guérison du corps et de l’esprit. Et là, on range l’ironie au placard et on se pose une seconde pour admirer l’œuvre. Le projet est habité par une pensée holistique, il s’adresse à tous les sens. C’est d’abord une incomparable architecture en bambou au bord de la rivière Ayung qui n’a rien à envier à celles de John Hardy sur le site de la Green School. Parmi les réalisations, à noter en particulier la complexité architecturale en forme de coquille de la grande salle de sports avec des portées en bambou de plus de 15 m et de l’alang alang fixé de guingois pour donner une impression de mouvement à ce grand vortex, le tout dégage une grande harmonie ! Du côté des économies d’énergie, on remarquera aussi que l’immense bâtiment du restaurant a été équipé de 160 lampes à LED de 1 watt. Un éclairage dynamique équipe aussi les baignoires des 5 suites situées au bord de la rivière, on peut ainsi sélectionner la couleur de sa chromothérapie au moyen d’une télécommande.

Plus qu’un hôtel, le lieu est avant tout dédié aux soins du corps et de l’esprit et ouvert à tous. On vous y proposera du « water shiatsu » avec un thérapeute étranger et une flopée de guérisseurs balinais et de life coaches qui vous traiteront avec force réflexologie sur fond de gamelan, aïkido, somatic, massage et autres arts sacrés. Five Elements met un point d’honneur à n’utiliser que des matières fraîches pour ses traitements, les baumes et onguents sont donc fabriqués sur place dans un labo tout inox digne des plus beaux labos de cosmétiques.
Le tableau ne serait pas complet si on ne faisait pas mention du restaurant qui propose une carte uniquement « raw food », traduire crudivore. C’est la dernière mode en matière alimentaire, déjà largement répandue aux Etats-Unis et en Allemagne. En vertu du principe que l’on est ce qu’on mange, la guérison et la révolution intérieure se font aussi à travers l’assiette ! Et grâce au chef balinais qui a été diplômé en Californie, nos papilles ont été émoustillées avec des plats dignes de la cuisine gastronomique. Souhaitons tout le succès possible à ce lieu qui à n’en pas douter comptera bientôt sur la carte mondiale des lieux de ressourcement !

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